Et si les avocats prenaient le contrôle de l’info juridique en ligne ?

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A l’heure où la transformation digitale concerne tous les services, les professionnels libéraux se retrouvent confrontés à une problématique à laquelle ils n’ont été ni formés, ni habitués : s’adapter à la nouvelle ère digitale.

Dans ce contexte agité, Solulaw a souhaité publier les chiffres clefs de son enquête prospective réalisée entre juin 2015 et janvier 2016 sur l’influence de l’avocat en matière d’information juridique (voir ici).

Chaque mois plus de 11000 questions juridiques sont posées sur internet et seulement 1,3% trouvent une réponse fournie par un avocat. Ces chiffres sont d’autant plus préoccupants pour les professionnels du droit que plus 50% des questions posées trouvent leurs réponses via des non-professionnels.

Ce constat montre qu’il ne suffit plus de poser sa plaque ou d’offrir un site web pour satisfaire un besoin d’information juridique en pleine expansion. Les internautes, qui sont aussi des justiciables, attendent des solutions dynamiques leur offrant rapidement des réponses de qualité.

Pour inverser cette tendance, Solulaw.com a mis en ligne en janvier la première plateforme collaborative 3.0. qui permet aux avocats, sans abonnement ni commission, de répondre directement aux questions des internautes.

L’enjeu est double :

  • Permettre à l’avocat de se positionner individuellement et collectivement sur internet en améliorant son référencement et sa visibilité auprès des justiciables et prospects ;
  • Permettre aux justiciables d’accéder rapidement à une information juridique de qualité qui sera déterminante pour le convaincre de choisir un avocat plutôt qu’une société tierce pour le conseiller et l’accompagner ensuite.

Legal start-up au service du justifiable et de l’avocat, Solulaw.com dispose d’une charte déontologique, première en son genre, qui respecte les principes d’indépendance, de confidentialité et de liberté de la relation entre un avocat et son client.

Depuis le 20 janvier, plus de 729 questions de droit ont trouvé une réponse sur la plateforme, augmentant déjà sensiblement la présence de l’avocat sur le terrain de l’information juridique en ligne… Et ce n’est qu’un début !

Benjamin Niddam
Co-Fondateur de Solulaw

Comment utiliser Solulaw pour construire votre image de marque professionnelle ?

Saviez vous que les justiciables cherchent de plus en plus leur avocat sur internet ? L’information qu’ils trouveront dans les premières pages de Google sera cruciale au moment de faire son choix.

C’est pour cela qu’il est donc important de travailler son image de marque professionnelle sur internet.

Que trouvez vous lorsque vous tapez votre nom ?

Le fait qu’un utilisateur puisse trouver l’information qu’il recherche à propos d’un professionnel, qu’il trouve des publications associées qui montrent qu’il est un avocat engagé et dynamique sur la toile sont tout autant de facteurs de confiance qu’il faut de « montrer » au grand publique afin de limiter la visibilité des sites qui prétendent attribuer une évaluation ou une note, et auxquelles Solulaw ne peux s’associer. Et cela ne dépend que de vous !

Si vous ne savez pas par où commencer, ou que vous n’avez pas toujours le temps d’entreprendre un projet d’envergure seul, Solulaw vous aide à améliorer et développer votre image de marque de manière très simple !

Comment ? Laissez nous vous expliquer :

  1. Un profil professionnel complet

Il n’y a rien qui donne moins confiance qu’un profil professionnel partiellement rempli et incomplet : si vous voulez que les utilisateurs confient en vous et vos services, il est essentiel de fournir une information des plus transparentes possibles. Pour cela, vous devriez :

  • Compléter l’ensemble des données de votre CV,
  • Publier une photo de profil,
  • Ajouter toutes les informations secondaires qui pourraient être utiles aux utilisateurs.
  1. Répondez aux questions des utilisateurs 

Une des principales clés pour obtenir une « impression positive » des utilisateurs qui consultent votre profil est de leur montrer une certaine pro-activité et proximité en répondant à leur premiers doutes. Il n’agit pas là de remplacer les services que vous délivrer dans vos cabinets, mais bien de faire « un premier pas » vers l’internaute qui recherche des informations juridiques qu’ils ne nous trouve pas forcément. Cette première sensation désintéressée, bien qu’elle puisse paraître insensée pour certain, permet d’obtenir de nombreux résultats à moyen terme : il faut simplement comprendre que si les avocats ne le font pas, d’autre entreprises spécialisées dans le positionnement web tenteront de le faire à leur place, de répondre à la demande des utilisateurs, et de ce fait possiblement d’ubériser la profession, ce qu’aucun de nous ne désire réellement. .

  1. « Être d’accord » avec d’autres professionnels du réseau

Même si vous n’avez pas toujours le temps de répondre, il existe un très bon moyen de rester « actif » sur le réseau: suivez les réponses des autres professionnels et « soyez d’accord » avec les réponses des autres avocats ! Cette méthode rapide vous permet de mettre votre nom sur le réseau et d’augmenter votre visibilité interne après des utilisateurs de Solulaw.

  1. Nous vous mettons en avant dans les réseaux de communication nationaux

Les réseaux de communication sont un très bon moyen de mettre en valeur votre image de marque professionnelle. Il est cependant parfois difficile pour un avocat d’émettre un avis qui soit publié par les grand réseaux de communication. C’est ici donc encore une fois que l’effet collectif prend toute sont importante, en émettant au travers de Solulaw un avis que de nombreux canaux de communications publient régulièrement.

Si vous ne faite toujours pas partie de Solulaw, qu’attendez-vous ?

 

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Améliorez votre positionnement : Passez au long tail !

Comment les internautes nous recherchent-ils sur Google ? Que trouvent-ils ? Et surtout, comment se démarquer parmi les millions de résultats qui font suite à une recherche sur Google ?…

Vous êtes-vous posé les bonnes questions ?

Les experts en positionnement de Solulaw ont choisi de réaliser un positionnement naturel qui s’effectue selon les règles « long tail ». Cela signifie que notre stratégie consiste donc à apparaître parmi les premiers résultats d’une recherche spécifique constituée de deux ou trois mots.

Pourquoi ce choix ? La réponse est simple : les internautes effectuent leurs recherches en combinant des groupes de mots. En effet, et face au grand nombre de résultats, les recherches sont de moins en moins génériques (recherche à un mot), et les internautes tapent plusieurs mot, ou même des phrases entières afin d’obtenir la réponse la plus précise en relation avec leur recherche.

La stratégie de Solulaw se base donc sur cette « nouvelle » manière de rechercher l’information sur internet. Son succès passe par la compréhension des termes et des recherches relatives aux demandes d’informations juridiques afin de faciliter les recherches de l’utilisateur et d’améliorer sa mise en relation avec l’avocat avec qui il souhaite entrer en contact.

De cette manière, il est donc possible d’obtenir un positionnement beaucoup plus ample et spécifique pour l’avocat, et un niveau de détail beaucoup plus élevé pour l’utilisateur quant à ses recherches !

Comprendre le long tail est très simple, puisque Google lui même parie pour cette méthode de recherche : il suffit simplement de se rendre sur google.fr, et de taper « divorce ». Dès que vous aurez tapé le premier mot, vous verrez apparaître plusieurs propositions qui correspondent aux recherches les plus tapées sur Google : « divorce amiable », « divorce rapide », etc.

Est-il donc intéressant d’essayer de se positionner sur un terme aussi généraliste que « divorce » ? Non pour deux raison :

. la concurrence est rude, et il serait impossible de se positionner parmi les premiers résultats

. l’utilisateur ne recherche plus seulement « divorce », mais ils suit le schéma que lui propose Google et qui l’oriente directement vers des solutions plus personnalisée, de type « long tail ».

Savez-vous donc combien de recherches s’effectuent tous les jours sur Google France à propos de questions de droit ? Plus de 500.000

Et savez-vous combien de questions sont posées tous les mois à propos de problèmes ou de doutes simples en droit ? Plus de 4000.

Enfin, savez-vous combien de ces 4000 questions ont été répondues par des avocats ? 370, desquelles 343 seulement sur Solulaw. (le reste est répondu par des juristes ou d’autres utilisateurs)

Notre but est donc de se positionner comme la plateforme professionnelle de référence lorsque un utilisateur pose une question de droit sur internet. Nous pensons qu’il appartient aux seuls professionnels de récupérer toute cette information à laquelle ils sont les seuls à pouvoir répondre de manière fiable.

Les seuls oui, mais pas chacun de son côté ! Vous êtes donc les bienvenus!

Comment les avocats peuvent-ils améliorer leur visibilité en ligne ?

Est-il suffisant de s’inscrire à un ou deux, ou dix annuaires d’avocats pour que l’on nous trouve ? Certainement pas…

Il faut aussi participer ! Les algorithmes de Google qui classifient notre information et la hiérarchisent prennent en compte non seulement le NOMBRE d’informations, mais aussi et surtout le caractère DYNAMIQUE de cette information ! Il ne s’agit donc de s’inscrire, mais surtout de participer régulièrement !

 

Afin d’améliorer votre positionnement en ligne, Solulaw vous propose simplement de participes quelques fois par semaine et dédier quelques minutes importantes pour votre visibilité au sain de la communauté d’avocats mais aussi sur Google :

  • Répondre aux questions des internautes : de cette manière, vous créez un contenu utile aux yeux des utilisateurs et de Google, ce qui vous augmentera vos contacts avec des internautes susceptibles  de prendre rendez-vous dans votre cabinet à a suite d’une réponse sur un thème généraliste auxquels ils s’identifient.
  • Valider les réponses de vos confrères : Montrer votre intérêt et « être d’accord » avec le contenu publier par vos confrères sur des thèmes qui vous concernent vous aidera à renforcer votre image respective de crédibilité vis-à-vis des internautes.
  • Donner une seconde opinion : les internautes sont à la recherche constante de secondes opinions qu’ils obtiennent malheureusement au travers d’internet et qui ne sont pas toujours fournies par des professionnels. Pourquoi perdre l’opportunité de satisfaire ces prospects en recherche de réponses ?

Grâce à Solulaw, il est aujourd’hui très simple d’offrir un contenu dynamique, utile à l’utilisateur et le tout dans un contexte collaboratif professionnel qui vise à aider l’avocat à mieux se positionner dans l’univers digital qui lui est absolument nécessaire de nos temps.

Solulaw est une plateforme gratuite pour l’avocat. Nous sommes une équipes d’avocats, de professionnels de la communication et de la technologie 3.0 spécialisés dans les professions libérales. Nous vérifions scrupuleusement toutes les données professionnelles au moment de l’inscription (frais de gestions d’inscription uniques de 79 euros, réduits de 50% pour les jeunes avocats de moins de 40 ans) afin de garantir un contexte professionnel pour le grand bénéfice des avocats.

Comment positionner votre cabinet sur Google: Le contenu est la clé

Nous tombons souvent encore dans le piège de penser qu’une fois que nous publions notre page web personnelle, ou celle de notre cabinet, ”tout est fait”, et qu’il ne nous reste qu’à nous asseoir et attendre que des clients nous appellent et/ou prennent rendez-vous.

Pourtant cela ne se passe pas exactement ainsi …

Une des principales clés de positionnement Internet est la “mise à jour du contenu”. Autrement dit, afin que votre page web se positionne parmi les premiers résultats publiés par Google, il est fondamental que vous éditiez de nouveaux contenus en permanence. Cela consiste, par exemple, à publier plusieurs postes par semaine sur le blog ou dans la rubrique “actualités” de votre cabinet, de faire une infographie de temps en temps, ou de publier une vidéo d’intérêt pour les internautes et votre clientèle.

Mais attention, n’importe quel contenu n’est pas valable! Un bon contenu doit….

  • Être utile et informatif
  • Doit répondre au besoins et/ou attentes des utilisateurs
  • Être de qualité
  • Être un contenu original (attention aux copié-collé)
  • Être facile à lire et à comprendre

Il est parfois difficile au cours de notre activité quotidienne de trouver du temps ou de disposer de toutes les connaissance pour gérer un blog et l’actualiser plusieurs fois par semaine. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’il n’est pas possible de mieux se positionner sur Google.

Solulaw vous aide ainsi à créer rapidement un profil complet et personnalisé. Nous avons choisi la méthode collaborative afin de positionner nos contenus : votre réputation en ligne augmentera non seulement grâce à votre participation individuelle, mais aussi grâce à l’effet de groupe.

Chaque fois qu’un avocat répond à une question sur Solulaw, il permet d’améliorer son positionnement et celui de toute la communauté ! Par exemple, si vous êtes un avocat dédié au droit de la famille, il sera très dur pour vous de vous positionner seul au dessus des centaines de pages web qui payent Google pour atteindre un meilleur positionnement. En revanche, si 200 avocats du droit de la famille participent régulièrement et à répondre aux questions des justiciables, ils positionneront leurs services plus efficacement, plus rapidement et sans aucun besoin de dépenser de l’argent pour renforcer notre positionnement.

Chacune des réponses de chacun des avocat compte sur Solulaw : nous augmenterons votre visibilité ainsi que votre réputation au sein d’une communauté d’avocats qui respecte toutes les règles déontologiques et qui met en avant le contenu professionnel de l’avocat au service des internautes intéressé par nos services!

Nous serons avec vous au congrès Gesica 2015 (Bordeaux)

Cher(e)s avocats,

nous avons le plaisir de répondre à l’invitation du réseau International d’Avocat Gesica afin de participer au débat “l’innovation est-elle utile au droit”, animé par Laurence Neuer, journaliste au Point et dont vous trouverez le programme complet ici.

En voici le résumé de notre intervention (source):

La “transformation digitale” est un fait: elle affecte tous les secteurs d’activité, celui du droit inclus.

Cependant, il existe plusieurs défis spécifiques de la digitalisation des professions libérales: Peut-on “remplacer” nos services? Doit-on toujours payer pour accéder à un client en ligne? Que croire et comment évaluer les multiples options digitales que l’on nous propose aujourd’hui? Comment fonctionne le positionnement en ligne et comment peut-on nous “trouver” dans le vaste monde de Google?

Les avocats vivent ainsi plusieurs problématiques dans un marché de libre concurrence qui les obligent aujourd’hui à s’investir dans une activité parallèle à celle à laquelle ils se sont initialement formés: celui de “convaincre” un client dans un monde virtuel qui lui fournit de plus en plus d’information (pas toujours professionnelles) et de services intermédiaires à notre activité libérale.

Benjamin Niddam est un entrepreneur spécialisé dans le secteur digital en relation avec les professions libérales. Formé en France, puis aux États-Unis, il a réalisé ces 4 dernières années un travail analytique sur la relation entre les systèmes de santé et du droit et ce que nous appelons traditionnellement “internet”. Passionné par les problématiques qui influencent directement notre activité, il a développé divers projets de mise en relation entre médecins libéraux et patients (ou utilisateurs de santé en ligne) en Espagne:

  • SALUSPOT: le patient recherche de plus en plus d’information médicale sur internet, mais malheureusement dans 90% des cas l’information ne provient pas d’un professionnel de santé. Saluspot est un réseau de santé en ligne qui permet non seulement de démocratiser l’information médicale professionnelle mais aussi de positionner les professionnels de santé espagnols au plus haut de Google grâce à leur participation, unitaire et collective. Trois ans plus tard, Saluspot a aidé des centaines de milliers d’utilisateurs, généré plus de 28 millions de réponses professionnelles, et (fait intéressant pour notre activité en cabinet) a permis de générer quelques 2 millions de prises de rendez-vous dans un cabinet médical. En février 2014, Telefonica Digital est entré dans le capital de Saluspot de manière significative, permettant d’offrir ce service dans 6 autres pays d’Amérique latine (Espagne, Chili, Colombie, Mexique, Brésil, Argentine et Equateur).
  • HEALTHIA: Existe-t-il un moyen de respecter l’indépendance de la relation entre un praticien et son patient? Sous le claim de « santé intelligente », Healthia es un système de consommation de santé « à la carte »: ce système corporatif inclus plus de 15.000 professionnels de santé qui travaillent ensemble pour offrir des solutions adaptées aux différents profils de patients. Ainsi le médecin accède de manière totalement gratuite et collaborative à “son” modèle de transformation digitale: il est acteur des nouvelles propositions qu’il offre à un client, et que les méthodes digitales de “big Data” sont capables d’identifier pour lui: nous combinons savoir-faire médical et savoir-faire technologique afin d’optimiser non seulement la santé de nos patients, mais aussi la consommation de santé, ayant ainsi un impact direct sur l’activité de nos cabinets respectifs. Healthia est un modèle totalement autonome qui fut publié cette année par la presse espagnole comme “une des start-up les plus prometteuses d’Europe”.

Le monde des professionnels libéraux du secteur de la santé en Espagne et du secteur des avocats en France vivent des problématiques relativement similaires.

Et si nous avons tous un peu peur de la transformation digitale de type “UBER”, il est important de pouvoir “bien choisir” un système adapté à nos besoins d’aujourd’hui et de demain, et si possible de participer activement à la création “par nous” et “pour nous”.

Nous aurons ainsi le plaisir, au cours de ce congrès dédié à l’innovation et ses nouveaux défis pour la profession d’avocat, de débattre avec vous sur un modèle collectif de communication et de gestion de consommation directe entre clients et avocats: SOLULAW.COM

Nous inaugurerons avec vous Solulaw, qui constituera pour un utilisateur le moyen d’obtenir gratuitement une réponse à ses doutes sur des questions de droit, et dans le cas où il le serait nécessaire, de choisir un avocat, d’obtenir une totale transparence sur ses services et de communiquer avec lui depuis son profil privé de manière totalement indépendante et sans aucun frais ni commission pour l’avocat ou son client. Nous associons communication à consommation dans un même écosystème au service de l’avocat français, tout en respectant suivant ses règles déontologiques son activité privée et indépendante.

Nous écoutons les avocats: Entretien à Maître Stéphane Culoz

Cher(e)s avocats,

comme tout modèle collaboratif, il est toujours nécessaire d’écouter et de comprendre ce que chacun des membres de Solulaw vit dans son activité quotidienne afin d’offrir un service adéquat aux normes déontologiques, mais aussi et surtout aux besoins pratiques.

Pour cela, nous avons créé une section dédiée à l’avocat afin qu’il puisse exprimer ses besoins ou ses inquiétudes en fonction de son activité, de son lieu d’exercice ou de son ancienneté dans la profession.

Nous réaliserons des entretiens personnalisés à tous les membres de Solulaw le désirant afin de les connaître et d’adapter nos services à leurs besoins.

Pour notre premier entretien, nous avons décidé d’interviewer Maître Stéphane Culoz, un avocat de province dynamique et conscient du besoin d’adaptation de la profession d’avocat aux outils technologiques.

Voici donc ses réponses:

Solulaw: Décrivez votre activité d’avocat

Stéphane Culoz: Je suis avocat au barreau d’Albi depuis 20 ans. Après avoir exercé pendant plus de 15 ans en tant qu’associé dans un cabinet généraliste pour y pratiquer essentiellement le contentieux du droit des affaires, j’ai créé mon propre cabinet en 2012 pour répondre plus efficacement aux besoins de mes clients. Entouré d’une équipe de 4 collaborateurs très motivés au parcours divers, je conseille et je défends des entreprises de ma région et leurs dirigeants dans les différents domaines du droit des affaires. Passionné par le droit et son apprentissage, j’enseigne depuis 10 ans le droit des entreprises en difficulté à l’université Jean-François Champollion en Master 1.

 

Solulaw: Comment abordez-vous les changements législatifs qui affectent votre profession (marché libre, concurrence, etc.)

Stéphane Culoz: Opportunités et vigilance, sont les 2 mots qui dominent ma réflexion.

Opportunité, tout d’abord parce que les nouveaux modes de communication personnelle introduits dans la réglementation de notre profession nous offrent enfin, en faveur de nos clients potentiels, la possibilité de faire connaître beaucoup plus largement nos compétences et notre savoir-faire, dans le respect des principes de liberté et d’indépendance qui gouvernent notre déontologie, et avec une grande transparence.

Mais aussi Vigilance, parce que ces nouvelles règles bouleversent définitivement les rapports en introduisant réellement la concurrence entre confrères.

Mais surtout, parce que notre obligation collective d’être ensemble capables de satisfaire les besoins en droit d’une société en pleine mutation en ressort forcément renforcée.

Le justiciable du XXe siècle que nous avons connu est train de laisser la place au consommateur du droit du XXIe siècle.

Ce bouleversement tient notamment à l’accélération des échanges et de la circulation de l’information provoquée par les nouvelles technologies.

Le risque que nous appréhendons dès lors tous, bien plus que la concurrence « confraternelle » et loyale entre avocats, c’est la concurrence sauvage de nouveaux opérateurs non-règlementées, échappant aux règles protectrices pour les justiciables, telles celles qui régissent la profession d’avocat, qui proposent déjà des prestations au rabais qui nous affecte tous.

 

Solulaw: Comment vos clients vous connaissent-ils?

Stéphane Culoz: Bien que depuis plus 3 ans je développe ma présence sur la toile au travers du site de mon cabinet d’abord et de mon activité sur les réseaux sociaux ensuite, je ne me fais pas d’illusion …

Mes clients arrivent jusqu’à moi avant tout grâce au bouche à oreille. Si cette communication peut paraître flatteuse pour l’égo de prime abord, elle est malheureusement limitée et réductrice.

Mes clients proviennent du même secteur géographique et professionnel et présentent la même typologie.

 

Solulaw: Vous considérez vous un professionnel “à la pointe de la technologie”?

Stéphane Culoz: J’avoue que je suis un peu geek. Mon cabinet est ainsi passé depuis près de 3 ans au tout numérique.

Mais cette technologie sert d’abord le métier et en facilite la pratique.

En revanche, je vois bien que la visibilité de mon cabinet sur le net est pratiquement nulle. En résumé, ne me trouvent que ceux qui me cherchent !

 

Solulaw: Est-ce que vous pensez qu’internet pourrait vous apporter un/des bénéfice(s) dans l’exercice quotidien de votre pratique?

Stéphane Culoz: Au-delà de l’aspect métier déjà bien développé, il me semble que l’avenir de l’avocat sur internet tient à sa capacité à accroître sa visibilité et sa capacité à répondre à ses clients.

Pour cela, ce n’est pas seulement d’un outil de communication performant dont j’ai besoin, mais de la possibilité de nouer un contact direct avec les nouveaux consommateurs du droit qui ne viendraient pas sans cela à mon cabinet.

 

Solulaw: En conclusion, de quoi avez-vous besoin et de quoi avez-vous peur?

Stéphane Culoz: J’ai besoin de me rapprocher de mes clients potentiels en parvenant à avoir une plus grande visibilité des services que peut offrir mon cabinet et en digitalisant une partie de mon activité.

Mais en même temps je crains de rester caché loin derrière de nouveaux opérateurs sans scrupule qui détournent vers eux un grand nombre de consommateurs du droit, grâce à leurs moyens techniques et financiers importants.

Bref, l’avocat 3.0 reste à inventer !

Bienvenus à la justice 3.0

A l’heure où la transformation digitale affecte tous les maillons de la chaîne de consommation, les professions libérales se retrouvent confrontées à une problématique à laquelle ils n’ont été ni formés, ni habitués: l’ère digitale nous force donc ainsi selon certain à nous recycler, selon d’autre à nous soumettre à de nouvelles règles du jeu desquelles nous ne connaissons pas toujours les failles ou les secrets.

Cette grande remise en question de notre fonctionnement et parfois, il faut l’admettre, de notre conservatisme, remet-elle en compte les bases intrinsèques et fondamentales de notre profession? Sommes-nous aussi indispensables que nous l’étions avant?

La peur de l’inconnu et le manque de remise en question dans un univers d’internet 1.0 que nous avons regardé passer sans crainte, nous a emmené ainsi à un univers digital 2.0 qui utilise nos données et nos services pour “générer des visites”, “positionner” une information de laquelle nous ne sommes pas maîtres et finalement créer des services parallèles d’intermédiation desquels nous ne sommes même plus les protagonistes.

Il est donc temps de reprendre la barre et de travailler ensemble sur ce qui est vôtre: depuis l’information jusqu’à la consommation d’un service auprès d’un avocat (dans un cabinet ou à distance), vous êtes sans aucun doute les personnes les plus qualifiées pour répondre de manière professionnelles aux attentes de vos clients.

 

Solulaw se présente donc comme une plateforme 3.0, unique en son genre, et qui prétend offrir aux avocats et aux utilisateurs un espace de communication et de consommation qui respecte les principes déontologiques d’indépendance, de confidentialité et de liberté de la relation entre un avocat et un consommateur du droit, tout en offrant les solutions technologiques qui permettrons à chacune des parties de répondre à ses attentes.

Bienvenus dans un espace juridique moderne, transparent et respectueux de vos principes, bienvenues à Solulaw.com.

 

Benjamin Niddam (membre fondateur)